Blog Professionnel de Simon SICARD

Ce blog décrit mon parcours: mon CV est présenté, certains traits de ma personnalité, le cursus que je poursuis actuellement, ainsi que mes perspectives d'avenir.

17 avril 2006

La france est ingouvernable...

Voici un texte de Yves FERRY (philosophe) que m'a transmis un de mes amis concernant l'état actuel du peuple français. Je pense que ce dernier est tout particulièrement ciblé sur les évènements qui se déroulent actuellement, concernant le Contrat Première Embauche.
Prenez le temps de le lire, c'est intéressant, le tout avec des métaphores remarquablement bien choisies.

Saturées de peur, nos démocraties deviennent ingouvernables

 

Premier choc : oui, je l’avoue, j’ai commencé à être inquiet lorsque j’ai vu en 2003, des organisations de jeunes manifester pour… la défense de leurs retraites ! Il y avait là, pour quelqu’un qui, comme moi, a commencé ses études en 1968, quelque chose de franchement ubuesque. Dans ma génération, les étudiants auraient sans doute pu manifester à peu près pour tout et n’importe quoi, mais quand même pas pour la sauvegarde de leurs retraites.

Même en rêve, de l’extrême droite à l’extrême gauche, l’idée n’aurait pas effleuré l’esprit d’un moins de trente ou quarante ans. Je n’idéalise pas les années soixante : la fascination pour Mao ou Castro n’avait rien de bien malin et, à tout prendre, la jeunesse d’aujourd’hui, gentiment écolo et droit-de -l’hommiste, s’égare plutôt moins que celle de mon époque. Je dis seulement que ses valeurs et ses idéaux semblent, globalement très différents. Et je cherche à comprendre.

Second choc : quand j’ai vu les organisations étudiantes défiler conte l’harmonisation des diplômes européens et l’autonomie des universités. Cette mesure offrait à tous de formidables chances sans présenter le moindre inconvénient pour personne. Le fait est assez rare pour qu’on se demande ce qui pouvait bien motiver, une fois encore, l’hostilité des organisations étudiantes, du moins de celles que l’on retrouve aujourd’hui mobilisées contre le CPE. La réponse est évidente : une fois encore, la peur du large. La même logique vaut pour le CPE. Comme toujours lorsqu’on a affaire à une mesure un tant soit peu libérale, il y a deux lectures possibles : si l’on est optimiste, on y verra une chance supplémentaire donnée aux jeunes, un moyen nouveau de leur mettre le pied à l’étrier. Si l’on est pessimiste, on s’alarmera au contraire de la précarité croissante et des nouveaux risques encourus par ceux qui seront recrutés sur ce type de contrat. Question simple : pourquoi faut-il encore et toujours que ce soit le pessimisme qui l’emporte ?

Mon analyse est la suivante : nos sociétés modernes sont sans cesse davantage traversées par une nouvelle passion démocratique : la peur. A vrai dire, nous avons peur de tout : de la vitesse, de l’alcool, du tabac, de la côte de bœuf, du poulet, des délocalisations, des OGM, de l’effet de serre, de la mondialisation, de l’entreprise, du travail, de l’ouverture à l’Europe, j’en passe et des meilleurs. Chaque année, une nouvelle peur s’ajoute aux anciennes et les organisations de jeunesse, qui naguère encore se voulaient intrépides, audacieuses, voire révolutionnaires, incarnent désormais, si l’on ose ce paradoxe, l’avant-garde du conservatisme. C’est cela qui est nouveau et plus encore peut-être le fait que la peur n’est plus considérée comme une passion honteuse, comme un obstacle qu’on devrait surmonter.

Touche pas  ma retraite, à mon université, à mon contrat de travail : sur le modèle désormais célèbre des bébés phoques, il s’agit avant toute chose de sauvegarder l’existant, de conserver les acquis – quitte à ce que 20% des jeunes au chômage restent sur le carreau. Tout changement est perçu comme une agression et dans cette ambiance délétère, le mot le plus détesté de France est le mot libéral.

En contrepartie, le pouvoir est lui aussi tétanisé d’angoisse. A chaque réforme en vue, il tâte le terrain comme ce baigneur, qui goûtent l’eau de la pointe du pied avec pusillanimité. Si c’est gelé, on se retire à vive allure. Si le liquide n’est pas trop hostile, on avance à petits pas, jusqu’à la taille, quitte à faire demi-tour à la moindre vaguelette inopportune. Résultat : l’impuissance publique devient telle que nos démocraties s’en trouvent pratiquement ingouvernables. Les politiques professionnels en tirent les conséquences : ne rien faire devient le plus sûr moyen de rester en place.

Un ministère est comme un cheval : on peut s’en servir pour aller quelque part, mais si l’on se trouve dans un jeu qui s’appelle le rodéo, mieux vaut avoir compris que le but de l’opération n’est surtout pas d’aller d’un point à un autre mais de rester coûte que coûte sur la bête. Comme le cow-boy qui épouse les mouvements de l’animal, le politique professionnel se contorsionne pour coller aux ondulations d’une opinion d’autant plus tyrannique qu’elle est amplifiées de façon délirante par la société médiatique. Gageons que le CPE sera bientôt enterré.

On ne cesse de nous dire et de nous répéter que la situation des jeunes n’est pas brillante, que la génération des vingt ans est une génération sacrifiée qui connaît pour la première fois la régression au lieu du progrès, le chômage au lieu du plein emploi, la précarité au lieu de la sécurité, etc. D’abord ceci : si les choses vont un peu moins bien qu’il y a vingt ou trente ans, à qui la faute ? A un excès de libéralisme ou à la démagogie qui nous a conduits à accumuler deux mille milliards d’euros de dette au point que notre société civile étouffe ? Il faut cesser de mentir aux jeunes : les gigantesques machines économiques qui tournent à plein régime à New York, Tokyo ou Pékin ne vont pas surprendre leur cours comme par miracle parce qu’une poignée d’étudiants français est en grève.

Par ailleurs, croit-on sérieusement que la vie était plus facile pour ceux qui avaient vingt ans en 1914, ? En 1939 ? Dans les années 50, lorsqu’il fallait partir en Algérie ? Et qui ne voit que, même aujourd’hui, la vie est infiniment plus douce, plus prometteuse et plus ouverte à Paris, Madrid ou Bruxelles qu’à Bagdad, Alger, Jéricho ou Madras ? La vérité, c’est qu’à la peur s’ajoute aujourd’hui le désir d’être victime : comme en témoigne la « guerre des mémoires », nous voulons tous être protégés, cocoonés, habiter la figure du persécuté, du martyr, de la victime innocente qu’on doit toute affaire cessante prendre par la main.

C’est avec ce double délire qu’il faut rompre. L’entrée dans la vie est toujours difficile. Mais elle l’est sans doute moins dans l’Europe d’aujourd’hui que par tout ailleurs et partout avant. Alors cessons de gémir et de trépigner, d’exiger un emploi mais surtout pas un travail. Assumons-nous et surtout enfin de jeunisme, cette idéologie absurde qui voudrait nous faire croire que le seul fait de devenir adulte, c'est-à-dire de surmonter les peurs, est une catastrophe. A nous, les adultes, avec les jeunes, bien sûr, mais pas à genoux devant eux, de trouver les mots pour le dire et les projets qui vont avec. C’est notre responsabilité. Il nous faut l’assumer, au lieu de reculer sans cesse.

Yves FERRY

(Philosophe, membre du Conseil économique et social,

Ancien ministre de l’Education et de la Recherche)

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29 mars 2006

Ma lettre de motivation pour travailler au Crédit Mutuel du Nord

Voici ma lettre de motivation pour un emploi saisonnier au crédit mutuel du nord.

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13 mars 2006

Mon CV remanié

J'ai décidé de remanier mon CV et d'y ajouter ma photo. En effet, de plus en plus de recruteurs demandent à voir la photo sur le CV de la personne qui postule. Par ailleurs, j'ai rajouté le fait que j'ai fait du scoutisme, puis j'ai retiré "l'obtention du brevet des collèges en 2002", car mon professeur de techniques de concours, Mr Yves CARLIER, que je salue au passage, me l'a conseillé.

Mon CV est toujours disponible donc à l'endroit habituel, c'est à dire sur votre gauche dans la colonne, juste en dessous de ma photo.

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25 février 2006

L'analyse transactionnelle : comment ça marche ?

ebL'analyse transactionnelle est une méthode qui permet d'adapter son discours à chaque interlocuteur.Cette méthode est née outre-Atlantique, au milieu du xxe siècle, et a été crée dans les années 50 par le neuropsychiatre Eric Berne (1910-1970). Cette dernière est apparue dans les années 70 en France, et a déjà fait un bon bout de chemin. En effet, des entreprises comme Air France, Yves Saint Laurent ou les Banques populaires y ont régulièrement recours.
Le champ d'application de l'analyse transactionnelle qui nous interesse ici est celui de l'organisation, elle est choisi par les formés qui travaillent dans ou pour des organisations, en tenant compte à la fois du contexte institutionnel et du développement de l’organisation. Leur rôle est de favoriser la croissance et le développement des personnes ainsi que l’accroissement de l’efficacité des individus travaillant dans l’organisation.

Le principal concept utilisé est basé sur "l'état du moi", qui peut être de trois formes possibles: Parent, Adulte, ou Enfant (qui s'écrivent avec une majuscule):


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-> L'état du moi Enfant d'une personne représente la vie telle qu'elle l'a vécue à une étape de son développement : il est activé lorsque la personne pense, sent et agit comme elle le faisait quand elle était enfant.

-> L'état du moi Parent d'une personne représente la vie telle qu'on l'a lui a enseignée. Il est activé lorsque la personne pense, sent et agit comme le faisaient ses parents ou ses figures parentales influentes.

-> L'état du moi Adulte représente la vie telle que la personne l'a expérimentée à une étape de sa vie en termes de pensées, de sentiments et de comportements avec les conclusions logiques qu'elle en a tirées. Il se manifeste chaque fois que la personne pense, sent et agit de manière cohérente avec la situation du moment.


Plus d'informations à propos de l'analyse transactionnelle:

- http://www.ifat.net/index2.html
- http://www.jecommunique.com/analyse_transactionnelle.htm
- http://users.skynet.be/sky52523/fr/developpement_personnel/analyse_transactionnelle.htm
- http://members.chello.be/cr43700/Analyse_Transactionnelle.html
- http://francois.muller.free.fr/diversifier/analyse_transactionnelle.htm

Si vous désirez des formations professionnelles, vous pouvez contacter, à Lille Brigitte RUBBERS au 32 69 23 51 13, ou par e-mail ici.

Un article interessant concernant l'analyse transactionnelle dans l'entreprise:

- http://www.lentreprise.com/dossier/3.247.html

Posté par Simon_sicard à 11:21 - Vie professionnelle - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2006

Réussir son discours: Utilisation du schéma heuristique

La carte mentale, ou schéma heuristique est une méthode de communication et de transmission des informations entre personnes, sous forme graphique. Elle peut-être utilisée pour réaliser des discours devant un certain nombre de personnes, ou encore pour exposer un projet à un publique qui demande de la discipline. En appliquant cette méthode, cela vous permettra de mieu maitriser votre sujet et de ne pas "lire" simplement le sujet dont vous faites l'exposé oral.

Deux méthodes sont présentées ici: La carte mentale de Tony BUZAN et les concepts de Maps de l'américain Joseph NOVAK.

1. La carte mentale ou schéma heuristique.

"Le principe est de mettre le thème principal au centre de la feuille en le représentant par un mot ou un dessin puis, à partir de là, développer des branches comportant les idées forces se rapportant aux thèmes. L’intérêt de ces schémas est qu’ils permettent une grande liberté de construction et que les mots peuvent être remplacés par des images, dessins, photos.", souligne Stéphane Seuret.

T. Buzan possède d’ailleurs un site très commercial

http://www.mind-map.com/EN/index.html

Sa méthode semble très prisée dans les mondes de la psychologie et du management, comme le montre :le site de l’Association française pour le développement de la créativité

- un site très complet sur la question, qui se présente comme "le site expert de la carte heuristique" et qui propose aussi des liens vers des logiciels (libres, gratuits ou non). C’est aussi un site par moments commercial (formations, livres, etc.)...

2. Les concepts de Maps de Joseph NOVAK.

"Les Concept Maps et les cartes heuristiques sont des diagrammes qui nous servent de modèle ou d’abstraction de situations réelles :  Les cartes heuristiques sont essentiellement des diagrammes hiérarchisés ou arborescents ;  Les Concept Maps représentent l’organisation de données plus complexes liées en réseaux.

Dans les cartes heuristiques, on part d’un seul concept-clé placé au centre de la carte alors que dans les Concept Maps, plusieurs idées de la même importance peuvent se côtoyer.

La différence entre les deux méthodes n’est pas tant la disposition spatiale des informations mais dans la façon dont elles favorisent ou non les mécanismes naturels du cerveau." (www.petillant.com)

J. Novak présente d’ailleurs les concept maps sur le site (en anglais) du IHMC (Institue for Human and Machine Cognition) :

http://cmap.coginst.uwf.edu/info/

L’article traduit se lit à cette adresse:

http://sites.estvideo.net/gfritsch/doc/rezo-cfa-410.htm

Voici le lien vers une biographie de J. Novak:

http://www.ihmc.us/users/user.php ?UserID=jnovak

Posté par Simon_sicard à 23:46 - Technique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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