29 novembre 2005
CD : La splendeur sacrée (Stabat Mater) de Pergolesi
Giovanni Battista Pergolesi (en français « Jean-Baptiste Pergolèse ») compose ici ce Stabat Mater.
Ce dernier, composé de cinq cordes, un orgue positif (que joue le chef) et les deux solistes (pas de chœur) est un véritable chef d'oeuvre. C'est sur son lit de mort en 1735, agé de 26 ans, qu'il composa ce Stabat Mater, alors que la période Baroque touchait bientôt à sa fin.
Informations complémentaires :
Le Stabat Mater est un texte de la liturgie chrétienne, nous parlons donc là de musique sacrée, musique qui doit se souscrire à un certain nombre de contraintes, encore plus qu'en musique dite "profane". Pourtant c'est dans ce contexte de règles strictes que naîtra l'une des oeuvres principales de ce que l'on nomme le pré-classicisme italien. Pergolesi a su, au delà de ses contemporains (notamment Vivaldi) épurer le style Baroque de ce qui le caractérise le plus et en ressortir les prémices du genre classique.
Il n'est bien sûr pas encore question de musique symphonique, mais il est facile d'observer que la musique est ici débarrassée de beaucoup de superflu. La basse continue (assurée en général par l'orgue, le violoncelle ou le clavecin), par exemple, se fait plus discrète, plus légère. On évite également les fins de phrases en successions de deux notes: seul le vibrato, plus léger, subsiste. Il en va de même pour le contrepoint, l'impression que les notes prennent fébrilement appui les unes sur les autres, faisant trembler la structure de l'ensemble pour hypothétiquement créer une mélodie à peine évoquée entre deux lignes, a disparu.
La voix, les cordes et l'orgue s'associent d'un seul tenant pour délivrer un message direct, plus simple et plus léger. La polyphonie barbare laisse donc place à une musique plus raffinée. Le Stabat Mater de Pergolesi est focalisé sur le chant lyrique, les accompagnements étant donc mis en retrait, servant uniquement de liant aux parties chantées.
Cette musique inspirera énormément Mozart pour son travail en musique sacrée. La ressemblance entre l'introduction « Stabat Mater Dolorosa » et l'« Introit » du Requiem de Mozart est d'ailleurs frappante. Les deux commencent de la même façon, en douceur, avec une succession courtes notes, isolées l'une de l'autre. Quoi de mieux, d'ailleurs, qu'une mélodie simple et isolée, pour exprimer la douleur de la solitude, après la mort d'un proche. Pour l'anecdote, on peut même entendre le final en chœur, seconde partie du « Quando Corpus », dans l'une des scènes du film Amadeus de Milos Forman, au moment de la mort du père de Salieri (si vous ne l'avez pas vu, rassurez vous, je n'ai rien dévoilé de crucial) L'introduction de ce Stabat Mater reste toutefois sa partie la plus célèbre.
Un bémol cependant, malgré la révolution musicale que représente cette oeuvre, celle-ci souffre de quelques moments à vide. Il est regrettable de constater que mis à part un « Fac Ut Ardeat » énergique, et un final grandiloquent, tout soit basé sur une musique très calme, qui l'est parfois un peu trop. Ce n'est pas l’œuvre à proprement parler qui est réellement à mettre en cause, c'est surtout le bourrage final du CD. En effet, en plus du Stabat Mater de Pergolesi, on a le droit à celui de Vivaldi, ainsi que le Salve Regina, toujours de Pergolesi. L'ensemble manque un peu de variété au final, et l'auditeur peu exercé aura tendance à s'assoupir sur la longueur (c'est pourquoi je leur recommande une écoute de chaque oeuvre séparées les unes des autres).
Le Stabat Mater de Vivaldi, lui, est beaucoup plus typique de l'époque baroque, on y reconnaît facilement la patte du virtuose italien, les violons y étant très présents (la comparaison entre les deux oeuvres rend cet élément flagrant) et quand bien même cet oeuvre est de bonne qualité, elle n'a rien de bien particulier si on la compare au reste du répertoire de Vivaldi. Le Salve Regina de Pergolesi, lui, est déjà plus intéressant, ne serait-ce que d'un point de vue comparatif avec le Stabat Mater. On constate que le style pratiqué est le même, mais les influences baroques de cette oeuvre sont encore très nettes (même si elles ne sont pas aussi flagrantes que chez Vivaldi). Plus court, le Salve Regina est plus facile d'accès que les deux autres pièces présentes sur ce CD et clôt l'album en beauté.
Si vous aimez le très célèbre requiem de Mozart, et notamment son introduction, je vous conseille donc vivement les deux oeuvres de Giovanni Battista Pergolesi présentes sur ce support. Elles annoncent un tournant important dans l'histoire de la musique occidentale, quand bien même leur auteur n'est peut-être pas aujourd'hui médiatiquement reconnu à sa juste valeur. Le tout est de savoir apprécier une musique plus posée, où tout se base sur l'émotion et non la force.
(soucre: internet)
23 novembre 2005
Recherche d’emploi, changez de technique
Voici une interview donné au quotidien “Le Parisien” à Christophe Grauwin dans le cadre de son article “Recherche d’emploi, changez de technique”.
C.G: En quoi le blog peut il aider à décrocher un poste?
R.M: L’auteur va parler de son métier et de l’actualité du secteur dans lequel il évolue. Les recruteurs s’intéressent de près à ces carnets de bords professionnels. Il peuvent y évaluer, beaucoup mieux que sur un CV, les compétences, la culture, l’expression d’une personne, ainsi que son intérêt réel, dans la durée pour une activité, un marché.
C.G:Il peuvent aussi juger de sa “surface relationnelle”
R.M: Tout à fait! sur votre blog, les gens interviennent. Progressivement vous rassemblez à partir du blog, une communauté de personnes aux centres d’intérêts similaires qui s’entraident et se stimulent. Vous vous insérez ainsi, sans avoir besoin de statut, dans un réseau professionnel, dont les ramifications peuvent vous conduire à un emploi.
C.G:Quel conseil donneriez vous au postulant bloggueur?
R.M: de ne pas créer un blog de candidat pour crier au monde qu’il cherche un emploi. De partir de ce qu’il aime et de ce qu’il sait faire. L’intérêt de cette nouvelle méthode est de vous sortir du cadre recruteur-recruté, au profit d’un échange entre personnes égales, également passionnées. Le reste vient naturellement.
17 novembre 2005
Pas de fil RSS sur le blog d'Alain Juppé ?
première vue, sur son blog:
-pas de fil RSS
-commentaires modérés à priori ("votre message a bien été reçu, merci" et il ne va pas enligne) cliquez_ici_pour_un_exemple
-pas de lien possible dans les commentaires vers le blog du commentateur
-pas de trackbacks
Cela est vraiment compte tenu du fait que c'est clairement lui qui l'écrit lui même et ses notes sont plutôt personnelles et non institutionnelles. Je me demande si ce manque d'ouverture à la conversation sous une forme standard des blogs est volontaire de la part d'Alain Juppé ou de son prestataire, EtoileMedia ?
N.B:
Signification du fil RSS:
Un flux RSS ou fil RSS ("RSS Feed" en anglais), sigle de Really Simple Syndication (syndication vraiment simple), ou de Rich Site Summary (résumé complet d'un site) est un format de syndication de contenu Web. C'est un fichier XML dynamique dont votre lecteur RSS (ex: Safari, Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird) affiche le contenu qui est mis à jour en permanence. Ce système est très utilisé pour diffuser les nouvelles des sites d'information (actualité, sciences, informatique, etc.) ou des blogs, ce qui permet de consulter ces dernières sans visiter le site, ou bien de les formater à sa guise, etc. Il existe sept formats différents de RSS, ce qui rend indispensable l'établissement d'une norme.
Il est à noter que Syndicate, en anglais, est en rapport avec le journalisme et la vente d'un article à plusieurs journaux. Mais en fait le standard permet de diffuser toutes sortes d'information, d'alertes, de mise à jour de listes ou d'événements. Really Simple Syndication se rapproche donc d'une diffusion journalistique simplifiée.
12 novembre 2005
Créer un blog, est-ce difficile ?
Une manière de dédramatiser l’ouverture d’un blog pour les internautes réticents.
Premier jour
Ouvrez votre weblog (encore appelé blog, cybercarnet, carnet ou joueb) en ligne. Sélectionnez un prestataire et une offre gratuite.
Rien qu’en France vous avez beaucoup de choix. En voici une sélection :Voir aussi les offres payantes, de l’ordre de 5 €/mois, hébergement compris :
Laissez-vous guider pour choisir l’habillage et pour paramétrer vos options. Cela devrait vous prendre 5 à 10 minutes.
Publiez votre premier billet.
Relisez-vous, respectez les règles de courtoisie, et, si vous reprenez des informations publiées sur un autre weblog, citez votre source avec un lien.En bas de chaque billet vous disposez d’une fonctionnalité qui permet à vos visiteurs de commenter vos écrits. Répondez si on vous écrit et assumez vos propos.
Deuxième jour
Publiez votre deuxième billet.
Commencez à sortir la tête de chez vous. Inscrivez votre weblog dans l’outil de popularité Technorati.
Profitez du déplacement pour découvrir la "galaxie" d’autres carnets (l’ensemble de weblogs pointant vers un carnet ; ici, par exemple, celle d’Adverbe) et à regarder comment fonctionne cet outil.Découvrez la puissance des agrégateurs de nouvelles. Ouvrez un compte (gratuit) chez RSS4you (francophone contrairement aux apparences) et inscrivez l’adresse des fils de nouvelles des sites qui vous intéressent.
Pour cela, allez sur les weblogs dont vous voulez suivre l’actualité et cherchez le "fil RSS" (souvent un XML blanc sur un rectangle orange).
Je sais, c’est encore ésotérique mais il vous suffit de cliquer-copier le lien dans votre agrégateur de nouvelles.Vous disposez maintenant d’un weblog, d’un outil de popularité et d’un agrégateur de nouvelles pour surveiller les titres de vos blogs favoris sans avoir à les visiter.
Troisième jour
Publiez votre troisième billet.
Lisez les nouveautés de vos carnets préférés dans votre agrégateur et surveillez votre "galaxie" dans Technorati en tapant l’adresse de votre blog. Vous pourrez découvrir les blogs pointant vers le vôtres.
Surveiller cette audience n’est pas un but en soi mais permet de savoir qui s’intéresse à vos écrits. Vous vous souvenez : on cite toujours ses sources. Bonne occasion de visiter le blog qui vous a cité et d’éventuellement entamer une conversation avec lui. Car la blogosphère, l’ensemble des weblogs, c’est cela : une somme de conversations.
Trouvez des blogueurs qui partagent vos centres d’intérêt en entrant des mots-clés dans cet outil en ligne.
Vous savez maintenant comment découvrir d’autres blogs et suivre ceux qui vous intéressent. Citez les autres et laissez leur des commentaires.
Et après ?
Continuez comme cela. Publiez souvent, échangez et créez des liens.
"Je lie qui me lit" lu je ne sais plus où (si quelqu’un sait où ?).Quand vous serez familier des blogs vous pourrez essayer de poster des photos depuis votre téléphone, inscrire votre weblog dans des annuaires ou passer à des outils de blog plus sophistiqués. Mais c’est une autre histoire.
(soucre:http://www.adverbe.com/2004/04/16/petit-manuel-du-weblog-facile-en-trois-jours/ )
