10 janvier 2006
Le symbolisme polonais
Le symbolisme polonais est mon courant (si l'on considère cela comme tel) préféré des artistes peintres du XIXe siècle. On regrette d’autant plus la pauvreté des collections française en la matière et particulièrement celle du Musée d’Orsay dont les collections de sculpture étrangère sont bien limitées.
Voici l'oeuvre que je préfère, Le Tourbillon de Sable, de Malczewski (ill. 3):

Commentaire:
Le célèbre Tourbillon de sable de Malczewski (ill. 3), accroché à mi-étage, introduit au second niveau. Malgré une architecture plus ingrate qu’au rez-de-chaussée (l’affreuse rampe de l’escalier et les murs d’un blanc trop cru), les salles suivantes impressionnent par la qualité et le nombre des prêts obtenus. L’influence du Symbolisme occidental s’affirme (plusieurs œuvres inspirées par L’Île des morts) en particulier à travers la présence de la littérature belge (Affiche pour Maeterlinck, Portraits de Verhaeren). Toutefois, une série de portraits et d’autoportraits d’artistes rappelle l’enracinement historique de l’inspiration polonaise. On retrouve Malczewski avec une importante suite d’œuvres, toujours aussi déconcertantes. Parmi celles-ci, on peut préférer les huiles légères et enlevées de facture, dont le dessin semble presque esquissé aux peintures plus immobiles et somnanbuliques. L’autoportrait en coiffure lakoute confirme l’obsession historiciste du peintre. Tandis qu’Okum fait dormir des Philistins pendant qu’un violoniste chante sa muse (thématique constante de l’idéalisme confronté à l’indifférence des « mufles »), deux affiches permettent d’insister sur l’influence belge : celle d’Axentowiz rappelle évidemment Khnoppf et la suivante (Fabianski) Xavier Mellery par la monumentalité de la figure et le fond d’or. Une suite d’œuvres en noir complète ce passage avec des lavis d’encre de Jakimowicz : technique époustouflante au service de visions que l’on n’oublie pas : Le Pressentiment par exemple, dessiné à l’encre de Chine sur papier photographique.
Deux salles sont consacrées aux très grands formats. Des projets de décors et de vitraux comme les superbes Génies de la nation de Mehoffer sont présentés comme redevables de l’influence du japonisme. Ceci laisse un peu perplexe. A l’exception d’une œuvre au format caractéristique (La Madone de Wyspianski), on a plus l’impression de réminiscences traditionnelles polonaises et de motifs liés à la culture populaire que de la présence de l’Empire du soleil levant. Mais l’ensemble est remarquable d’ampleur. Une salle entière est réservée au « monde étrange » de Woftkiewicz : gravures au trait névrotique et temperas sur toile ; à noter une Croisade des enfants, tourmentée et goyesque (quel ciel !) inspirée par Marcel Schwob. (source: http://www.latribunedelart.com/Expositions_2004/Symbolisme_polonais_125.htm)
Voici quelques oeuvres issues du symbolisme polonais qui méritent, elles aussi, un bref aperçu:
Gwozdecki Pelnia:
Wojciech Weiss
Coucher de soleil flamboyant, 1899-1902:
Pour plus d'informations, consultez:
- http://www.latribunedelart.com/Expositions_2004/Symbolisme_polonais_125.htm
- http://www.nova-polska.pl/fr/site/program/wy_in_symbolizm_polski_rennes
- http://www.beskid.com/wmview.phpb?ArtID=73



